Archive pour avril 2009

De la production littéraire des anarchistes italiens

Poésie d'un rebelleLa production littéraire des anarchistes italiens est un aspect souvent négligé de la production écrite des anarchistes italiens et est plus importante qu’on pourrait le penser. Parmi les auteurs de nouvelles, pièces de théâtre, saynètes, poésies, etc., on retrouve les plus grands noms de l’anarchisme italien : Pietro Gori, le plus connu, Camillo Berneri, Felice Vezzani, Gigi Damiani et aussi Errico Malatesta, etc. Certains n’avaient pas eux-mêmes de muse littéraire, comme Luigi Fabbri, mais pouvaient montrer combien ils appréciaient les textes de ce genre, qui émanaient également de militants anonymes, souvent des autodidactes, qui trouvaient ainsi un terrain d’expression plus adapté à leur plume et à leur sensibilité. Les poésies et les textes dramatiques, notamment, servaient à enrichir le programme des « soirées de propagande », organisées pour faire rentrer des fonds ou à l’occasion de commémorations.

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Les anarchistes italiens dans le monde

Une grande partie de l’histoire de l’anarchisme italien se déroule de par le monde, les anarchistes ayant quitté l’Italie pour des raisons politiques, expulsés, fuyant une probable arrestation… ou, comme l’ont fait des millions d’autres Italiens pendant plus d’un siècle, pour trouver ailleurs un sort meilleur.
A Paris, Marseille, New York, Tunis, São Paulo, Buenos Aires…, leurs actions de propagande ont pris appui sur l’existence d’importantes communautés d’Italiens, au sein desquelles circulaient leurs journaux, les listes de souscription, étaient organisées les soirées récréatives destinées à recueillir des fonds, explosaient des mouvements de grève… L’histoire de l’anarchisme italien est donc liée, par bien des aspects, à l’histoire de l’émigration italienne. Malatesta lui-même a passé une bonne partie de son existence hors d’Italie, en Amérique du Sud et à Londres (mais aussi en Égypte et ailleurs), avant son retour rocambolesque en Italie en 1919, et il était en contact avec des militants répartis aux quatre coins du monde.
Le fil conducteur choisi pour ce blogue offre donc un vaste champ d’investigation. Ce sera la seule contrainte que nous nous imposerons : nos « conversations » auront toutes pour point de départ les vicissitudes des anarchistes italiens dans le monde et aborderont, au fil de l’actualité, de l’humeur, peut-être aussi des réactions et des demandes des lecteurs, des sujets variés, que nous illustrerons si possible de photographies, documents d’archives, correspondances, textes traduits de l’italien…

L’histoire de l’anarchisme italien est liée, par bien des aspects, à l’histoire de l’émigration italienne. Malatesta lui-même a passé une bonne partie de son existence hors d’Italie, en Amérique du Sud et à Londres (mais aussi en Égypte et ailleurs), avant son retour rocambolesque en Italie en 1919, et il était en contact avec des militants répartis aux quatre coins du monde. Le fil conducteur choisi pour ce blog offre donc un vaste champ d’investigation. Ce sera la seule contrainte que nous nous imposerons : nos « conversations » auront toutes pour point de départ les vicissitudes des anarchistes italiens dans le monde et aborderont, au fil de l’actualité, de l’humeur, peut-être aussi des réactions et des demandes des lecteurs, des sujets variés, que nous illustrerons si possible de photographies, documents d’archives, correspondances, textes traduits de l’italien…