Archive pour janvier 2017

Brassens était anarchiste et «italien»

couverture_sur_brassens_feliciIl vous reste quelques jours pour souscrire à l’ouvrage Sur Brassens et autres « enfants » d’Italiens, Textes et témoignages recueillis par Isabelle Felici, au prix de 19 € au lieu de 25 € (hors frais de port). L’ouvrage paraîtra en mars 2017. La souscription se fait par courrier ou en ligne : https://www.pulm.fr/index.php/9782367812373.html
Le dessin de
cou
verture, «Un air de famille» (voir ci-contre) est de Baru.
En accédant au sommaire, vous verrez que le premier texte de ce recueil convie à une ballade dans l’univers familial, amical, musical, poétique et culinaire « italien » de Georges Brassens. Même ses fervents admirateurs ignorent souvent qu’il était anarchiste et encore plus souvent que sa mère était d’origine italienne. Georges l’appelait affectueusement l’Italienne et il croyait, à tort d’ailleurs, qu’elle était napolitaine.
Parmi les récits et témoignages suivants, vous trouverez celui d’un autre anarchiste «italien», par le biais de sa grand-mère née en Sicile: Ronald Creagh, qui avait déjà raconté ce «détail» de sa biographie dans L’anarchisme en personnes. Son texte de souvenirs nous montre qu’il ne s’agit pas que d’un détail.
Dans les deux cas, c’est à suivre… jusqu’en mars, date de la parution de l’ouvrage.

Le journal Le Parisien s’intéresse aux anarchistes italiens

famille-gilioli-fontenay-1937Le 1er janvier 2017 Le Parisien publiait un article intitulé «Fontenay : une famille d’anarchistes italiens gagne ses lettres de noblesse». Il fait suite à une publication, dans l’Almanach 2017 de la commune de Fontenay-sous-Bois, de quelques éléments biographiques sur  la famille Giglioli, dont un membre, Ribelle, 93 ans, habite  toujours dans cette commune de banlieue de la petite couronne de Paris .
Le titre de l’article appelle un questionnement : comment cette famille d’anarchistes italiens a-t-elle gagné ses lettres de noblesse? Parce qu’elle figure dans l’Almanach de la ville, parce qu’elle a eu droit à un article dans le Parisien (avec photo, voir ci-dessus) ou parce qu’elle va avoir, peut-être, bientôt droit à son nom sur la plaque apposée place de l’Amitié entre les peuples, une plaque qui rend hommage aux combattants, anarchistes et communistes, partis de Fontenay pour rejoindre les Brigades Internationales dans les années 1930?
En attendant cet hommage, on pourra utilement consulter le Dizionario biografico degli anarchici italiani dans lequel  deux membres de la famille Giglioli, Onofrio, le père, et Rivoluzio, l’un des fils, tombé en juin 1937 près de Huesca (il est enterré au cimetière de Montjuich à Barcelone) ont une notice. Pour avoir quelques éléments sur les filles Giglioli, par exemple Siberia, partie elle aussi pour l’Espagne, il faut glaner dans la rubrique consacrée au père, au frère, ou au compagnon de Siberia, Renzo Cavani.

Pour lire l’article du Parisien, suivre ce lien.
L’Almanach 2017 de Fontenay-sous-Bois sera sans doute  bientôt disponible ici.
Et voici un extrait de la notice biographique consacrée à Onofrio Gilioli. En italien. La traduction suivra bientôt, si certains sont intéressés.

Nel 1924 la famiglia Gilioli si trasferisce nella zona di Parigi, a Fontenay-sous-Bois, in rue de Moulin, Villa Fresnes 8. In questa casa si riuniscono spesso gruppi di anarchici e il Comitato pro vittime politiche: di queste riunioni sono rimaste tracce perché di solito partecipa l’anarchico (e informatore della polizia) Bernardo Cremonini. È il caso, ad esempio, della riunione del Comitato anarchico tenuta il 24 luglio 1928, presenti tra gli altri Luigi Fabbri e Camillo Berneri, dove si discute di una relazione del Comitato anarchico di Milano, che comunica la ricostituzione di alcuni gruppi anarchici in Italia. La casa di Fontenay-sous-Bois diviene inoltre un punto di riferimento sicuro per numerosi anarchici italiani, ma anche tedeschi e russi, che qui trovano ospitalità per lunghi periodi di tempo. La famiglia Gilioli partecipa all’attività politica dei fuoriusciti con entusiasmo, e se emerge la figura di Rivoluzio, anche altri fratelli non sono da meno: ad esempio Libero (Rovereto, 1905), partecipa con passione al movimento delle Legioni garibaldine. Muore però pochi anni dopo, nel 1927. Ma anche Onofrio Gilioli si impegna direttamente nel movimento. Nel 1933-34 partecipa alle iniziative della Federazione anarchica dei profughi italiani, facendo parte del Comitato federale. In ottobre risulta controllato periodicamente anche dalla polizia francese, assieme a oltre trenta anarchici italiani residenti nella regione parigina. Nel 1935 è attivo nella campagna contro le espulsioni dalla Francia, che hanno colpito molti anarchici italiani. All’inizio del 1937 è nominato membro del Comitato pro-Spagna di Parigi. Poche settimane dopo parte però per la Spagna, dove si trovano i figli Rivoluzio, Equo (Rovereto, 1910) – il primo a partire della famiglia Gilioli, che è diventato l’autista del comandante della Sezione Italiana della Colonna “Ascaso” CNT-FAIb – e Siberia (Rovereto, 1908).

L’histoire de l’anarchisme italien est liée, par bien des aspects, à l’histoire de l’émigration italienne. Malatesta lui-même a passé une bonne partie de son existence hors d’Italie, en Amérique du Sud et à Londres (mais aussi en Égypte et ailleurs), avant son retour rocambolesque en Italie en 1919, et il était en contact avec des militants répartis aux quatre coins du monde. Le fil conducteur choisi pour ce blog offre donc un vaste champ d’investigation. Ce sera la seule contrainte que nous nous imposerons : nos « conversations » auront toutes pour point de départ les vicissitudes des anarchistes italiens dans le monde et aborderont, au fil de l’actualité, de l’humeur, peut-être aussi des réactions et des demandes des lecteurs, des sujets variés, que nous illustrerons si possible de photographies, documents d’archives, correspondances, textes traduits de l’italien…