Archive pour novembre 2017

Brassens à Marseille, au CIRA, avec Meille

brassens-lit-le-libertaire En décembre, Brassens fait un tour au CIRA de Marseille. Il sera peut-être question de Brassens anarchiste, mais surtout de Georges, fils de l’Italienne, comme il appelait affectueusement sa mère,  née Elvira Dagrosa (voir un précédent billet sur ce blog : Brassens était anarchiste et “italien”). Puisque Brassens se paie un tour chez les anars, c’est l’occasion d’aller lire sa notice dans le Maitron, ce fabuleux outil de recherche qui  comporte des dizaines de milliers de biographies, et notamment celles de nombreux anarchistes français. Surprise, le Maitron ne consacre pas une mais bien deux notices. La première ne fait pas du tout mention des ascendances italiennes de Georges (qui lui même ne savait pas que ses grands-parents maternels venaient de la Basilicate), contrairement à la version nouvelle, toute récente (2017 semble-t-il), où il est souligné qu’Elvira était originaire du  sud de l’Italie.  Puis on ne réussit pas tout à fait à échapper aux stéréotypes: “Avec sa mère, Georges Brassens découvrit tôt la musique traditionnelle italienne et s’initia dès son jeune âge à la mandoline.” Pour savoir quel était vraiment le premier instrument de Georges, avant le piano et la guitare, et pour échanger sur les musiques “italiennes” qu’il écoutait dans sa jeunesse,  venez au CIRA à Marseille. Grâce à Meille, la rencontre sera illustrée en musique.

L’histoire de l’anarchisme italien est liée, par bien des aspects, à l’histoire de l’émigration italienne. Malatesta lui-même a passé une bonne partie de son existence hors d’Italie, en Amérique du Sud et à Londres (mais aussi en Égypte et ailleurs), avant son retour rocambolesque en Italie en 1919, et il était en contact avec des militants répartis aux quatre coins du monde. Le fil conducteur choisi pour ce blog offre donc un vaste champ d’investigation. Ce sera la seule contrainte que nous nous imposerons : nos « conversations » auront toutes pour point de départ les vicissitudes des anarchistes italiens dans le monde et aborderont, au fil de l’actualité, de l’humeur, peut-être aussi des réactions et des demandes des lecteurs, des sujets variés, que nous illustrerons si possible de photographies, documents d’archives, correspondances, textes traduits de l’italien…