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Brassens était anarchiste et «italien»

couverture_sur_brassens_feliciIl vous reste quelques jours pour souscrire à l’ouvrage Sur Brassens et autres « enfants » d’Italiens, Textes et témoignages recueillis par Isabelle Felici, au prix de 19 € au lieu de 25 € (hors frais de port). L’ouvrage paraîtra en mars 2017. La souscription se fait par courrier ou en ligne : https://www.pulm.fr/index.php/9782367812373.html
Le dessin de
cou
verture, «Un air de famille» (voir ci-contre) est de Baru.
En accédant au sommaire, vous verrez que le premier texte de ce recueil convie à une ballade dans l’univers familial, amical, musical, poétique et culinaire « italien » de Georges Brassens. Même ses fervents admirateurs ignorent souvent qu’il était anarchiste et encore plus souvent que sa mère était d’origine italienne. Georges l’appelait affectueusement l’Italienne et il croyait, à tort d’ailleurs, qu’elle était napolitaine.
Parmi les récits et témoignages suivants, vous trouverez celui d’un autre anarchiste «italien», par le biais de sa grand-mère née en Sicile: Ronald Creagh, qui avait déjà raconté ce «détail» de sa biographie dans L’anarchisme en personnes. Son texte de souvenirs nous montre qu’il ne s’agit pas que d’un détail.
Dans les deux cas, c’est à suivre… jusqu’en mars, date de la parution de l’ouvrage.

Elena, Bénédicte, Jorge et les autres

ecris-ta-theseAvec quelques décennies de retard, je mets à disposition, dans une version légèrement remaniée par rapport à la version papier qui a circulé, ma thèse de doctorat sur Les Italiens dans le mouvement anarchiste au Brésil (1890-1920), soutenue en 1994 à l’Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3. Le document était (et est encore) disponible sur le site Raforum, ce qui a beaucoup contribué à le faire connaître. Merci à Ronald Creagh!
Ce  travail a connu quelques déboires éditoriaux. Robert Paris, membre du jury, a beaucoup encouragé sa publication à l’époque, mais l’ouvrage n’est pas arrivé au bon moment pour certains éditeurs ou était trop spécialisé pour d’autres (mais les lecteurs de ce blog savent que la partie sur la colonie Cecilia a trouvé sa place à l’Atelier de Création Libertaire, ici), Plusieurs projets de traduction n’ont pas abouti, malgré cela, l’obstacle de la langue ne semble pas avoir gêné les chercheurs qui ont utilisé le texte, et l’ont cité, ce qui ne va pas toujours de pair!

Le texte, un peu remanié pour plus de lisibilité, est disponible sur les Archives ouvertes  :  https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01359546v1 ou ici.

L’histoire de l’anarchisme italien est liée, par bien des aspects, à l’histoire de l’émigration italienne. Malatesta lui-même a passé une bonne partie de son existence hors d’Italie, en Amérique du Sud et à Londres (mais aussi en Égypte et ailleurs), avant son retour rocambolesque en Italie en 1919, et il était en contact avec des militants répartis aux quatre coins du monde. Le fil conducteur choisi pour ce blog offre donc un vaste champ d’investigation. Ce sera la seule contrainte que nous nous imposerons : nos « conversations » auront toutes pour point de départ les vicissitudes des anarchistes italiens dans le monde et aborderont, au fil de l’actualité, de l’humeur, peut-être aussi des réactions et des demandes des lecteurs, des sujets variés, que nous illustrerons si possible de photographies, documents d’archives, correspondances, textes traduits de l’italien…