Archive pour la catégorie ‘Années quatre-vingt’
Meeting-débat avec Solidarnosc, le 19 mars 1981
Le Comité lyonnais d’information et de soutien à Solidarité et nos amis du Syndicat autogestionnaire des travailleurs (qui allait ensuite remonter la CNT lyonnaise), organisèrent un meeting-débat à la mairie du VIe le 19 mars 1981 à 20 h 30. Trois travailleurs polonais, représentants de Solidarité (un responsable pour les contacts avec l’étranger Krzysztof Sliwinski de Varsovie, un ouvrier de l’usine d’Ursus, Witold Kiliszczyk et un typographe Jerzy Mamontowicz) étaient présents. L’après-midi, une réunion de travail se tint dans l’arrière-salle de la librairie La Gryffe.
Sur l’agenda de JMB était noté : « 350 à 400 personnes, 1760 francs de participation sur 3300 francs de frais ».
(Nous remercions Noëlle et Roland de nous avoir fait passer ces photographies de Daniel T.)
Premières journées libertaires à Lyon - 7 et 8 juin 1981
Nous avions déjà abordé ces premières journées libertaires ici. Voici quelques images, pas très nettes, des stands présents dans le parc du centre Pierre Valdo.
8 juin 1984 - Manifestation anti Le Pen
Il y a 25 ans, jour pour jour, les libertaires lyonnais se retrouvèrent avec d’autres, près de l’entrée du Parc de la Tête d’Or, pour protester contre un meeting tenu par Le Pen au palais des congrès. Bien entendu, la police était là pour nous empêcher de passer.
Sur l’avant-dernière image, on voit deux policiers sur une moto. Le passager tient dans son dos sa matraque, que l’on distingue mieux sur la dernière image. On se rappelle les voltigeurs qui, deux ans plus tard, tuèrent le jeune Malek Oussekine.
1981 - Des libertaires lyonnais interviennent au congrès du PS à Valence
Le 25 octobre 1981, le parti socialiste, tout nouvellement au pouvoir, tenait son congrès à Valence. Des libertaires et des antimilitaristes parisiens et lyonnais, au sein du CIA (Collectif insoumission action qui deviendra Collectif insoumis amnistiés), décidèrent d’intervenir médiatiquement. Les réunions de préparation se firent au 13 rue Pierre Blanc et, le jour venu, ce petit groupe organisa une diversion en distribuant des tracts et en étalant une banderole à l’entrée du congrès. D’un coup, tout le monde balança ses tracts en l’air et tous partirent à l’intérieur de l’enceinte du congrès. Un des militants parvint même à entrer dans la salle du congrès et à balancer un fumigène, occasionnant la panique : les gardes du corps de représentants palestiniens sortirent même leurs armes.
Toute la presse s’empara de cette intervention, qui fit les gros titres des journaux.
Murray Bookchin à Lyon en 1984
« L’autre Amérique écologiste et libertaire » était le sujet de la rencontre-débat avec Murray Bookchin. Cette rencontre, à l’initiative de la librairie la Gryffe, de la revue IRL et de l’Atelier de création libertaire, eut lieu dans les locaux de la Condition des Soies, sur les Pentes de la Croux-Rousse, le mercredi 14 novembre 1984.
(photographies de Mimmo Pucciarelli)
7 octobre 1980 - Manif suite à l’attentat de la rue Copernic
Suite à l’attentat de la rue Copernic, à Paris, des manifestations ont lieu dans toute la France. A Lyon, le Collectif libertaire avait défilé derrière une banderole « Contre tous les fascismes, l’action directe », ce qui ne manqua pas d’attirer nos amis de la police qui pensa avoir à faire au groupe lyonnais d’Action directe manifestant contre tous les fascismes. En fin de manifestation, Alain Thévenet, directeur de la publication de la revue IRL, fut arrêté par la police avec deux autres personnes.
On reproche au Collectif libertaire la distribution d’un tract « les nazis… et les autres ». Dans ce tract, on pouvait lire, entre autres : “
Le nazisme ce n’est pas seulement la bande de poseurs de bombes qui frappe rue Copernic et ailleurs, ni ceux qui se réclament ouvertement de son idéologie. C’est aussi tout un réseau d’organisation, de structure, de lieux de réunion, de moyens mis à leur disposition…
Et de citer l’UNI, le PFN, le cercle Charles Péguy, ainsi que les noms de Francisque Collomb (maire de Lyon), de Jacques Goudet (président de la tristement célèbre université Lyon III, repère de fascistes notoires) et d’autres encore.
Joël Fieux
Joël Fieux avait vécu et milité quelques années à Lyon, avant de s’embarquer pour le Nicaragua, en 1980 et se mettre au service de la révolution sandiniste, en utilisant pour la communauté ses connaissances dans l’imprimerie et dans la radio.
Entre 1980 et 1986, il envoya régulièrement de longues lettres à ses amis, en France, et à la revue IRL qui les publia.
Le 28 juillet 1986, il sera tué dans une embuscade avec la contra.
(Vous pouvez retrouver Joël dans le livre publié par l’Atelier de création libertaire : Joël Fieux : Paroles et écrits)
Avril 1984 - Inauguration (mouvementée) de la statue en hommage à la révolte des Canuts
Le samedi 21 avril 1984, à 11 heures du matin, la mairie du 4e arrondissement de Lyon organisait l’inauguration d’un monument en hommage à la révolte des canuts, 150 ans plus tôt.
Les libertaires lyonnais étaient bien entendu présents, ne voulant pas laisser la municipalité de droite, les arrières-petits-enfants de ceux qui écrasèrent dans le sang la révolte des canuts, inaugurer tout tranquillement cette statue. Mais les libertaires de 1984, les arrières-petits-enfants des canuts, n’utilisèrent que des jets de farine contre les premiers.
Etre punk en 1982 - Haine Brigade
Début 1982, dans son numéro 44 daté de mars-avril, la revue IRL publiait l’interview d’un groupe de tout jeunes anarcho-punks de la banlieue lyonnaise : « Haine Brigade ».
(Photos Yves Guélaud)
Deuxièmes journées libertaires à Lyon - 18 et 19 mai 1985
Les chiffres brutes sont quelquefois ce que retiennent les historiens. Alors allons-y :
- 800 entrées payantes (combien de non payantes ? les sources ne le disent pas)
- les entrées on rapporté 25 970 francs (22 880 en liquide et 4 090 en chèque)
- la buvette 16 098 francs
- au total 43 068 francs (plus de 6 500 euros)
- un bon article dans le Progrès
- quelques minutes d’antenne sur FR3 Lyon, en deuxième position (là aussi l’histoire ne dit pas quel reportage plus important ouvrait l’antenne ce jour)
En dehors de ces données brutes, vous n’imaginez pas la dose d’optimisme que tout cela a pu donner aux gens présents lors de ces rencontres. D’ailleurs, nous n’avons plus jamais osé reproduire ce genre d’évènements à Lyon.
(Photos Mimmo Pucciarelli)
















































