Milieu des années 1980 – le local d’IRL

La revue IRL a conservé le local de la rue Pierre Blanc jusqu’à la fin. Nous sommes ici dans la deuxième moitié des années quatre-vingt et une partie de l’équipe est au travail. Au fond, Jean-Michel travaille sur la table de montage, à faire visiblement de la « titraille ». Jean-Marc, est assis devant la composphère, machine électronique qui permettait de préparer les textes (on ne la voit pas car elle est cachée par…) . Alain, au premier pas, se gratte la tête.

Mimmo est derrière l’objectif, comme à son habitude.

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Le 13 rue Pierre Blanc

Le 13 rue Pierre Blanc fut le local historique des libertaires lyonnais dans les années soixante-dix, quatre-vingt et début quatre-vingt dix. Mimmo, Jean-Marc et Papy, devant le 13 de la rue Pierre Blanc, en septembre 2009.

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Le Goût de canon – avril 1976

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Le Goût de canon fut le premier restaurant alternatif à ouvrir à Lyon. Une militante libertaire, Maryvonne Marcoux, en était à l’origine, aidée par d’autres personnes (dont deux libertaires italiens insoumis). Le 6 octobre 1996, le restaurant fut victime d’un accident criminel. On ne retrouvera jamais les coupables.

On peut lire plus d’informations sur le site de Rebellyon : http://rebellyon.info/Le-Gout-de-canon-explose-dans-la.html.

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Bartolome Flores Cano

Corinne Garcia Flores, filles et petite-fille de militants anarchosyndicalistes espagnols, a réagi suite à une photo que nous avions publié sur le blog Ma Croix-Rousse [alternative]. il s’agit des mineurs qui avaient percé le tunnel de la Croix-Rousse et certains d’entre eux étaient des anarchistes espagnols réfugiés en France.

Je viens de m’apercevoir que vous aviez publié la photo des mines de la Croix-Rousse, de mon grand-père Bartolome Flores Cano et de son ami Andres Alonso et je vous en remercie. Dans les années 1948-60, ils étaient deux piliers de Federica Monsteny. Le grand ami de mon grand-père, l’écrivain Pedro Flores Martinez, el Malagueño, venait le chercher pour organiser les meetings de Federica à Oullins (dans la banlieue lyonnaise) et c’est ma mère, Chorita, qui vendait les cocardes de la CNT. Ma mère, Melchora Flores, écrivait sous le pseudonyme de Chorita, aux Juventudes Libertarias de Clermond Ferrand, et c’est Vicente Galindo, dit Fontaura,  qui lui corrigeait ses articles et les envoyait pour être édité à Alejandro Lamela.

Federica Montseny appelait mon grand-père «mon Lyonnais», car ils étaient deux Flores à Lyon.

Nous nous sommes empressés de recontacter Corinne, qui vit maintenant à Barcelone, pour qu’elle nous raconte plus de choses sur ces cénétistes réfugiés dans la région lyonnaise. Voici sa réponse que nous publions avec les photos qu’elle a bien voulu nous faire passer.

Sur la première photo, ce sont tous des enfants des mineurs de la Croix-Rousse, qui vivaient à la cour des miracles, à Vaise (quartier de Lyon) à la Libération.

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La petite fille à droite, avec un nœud dans les cheveux, c’est ma mère. Derrière avec le béret, c’est son frère, et l’autre garçon avec le béret, c est Andresine Perrez. Cette photo à un sens car le tunnel de la Croix-Rousse a été endeuillé le jour de son inauguration. Ils ont trouve le père de ce garçon, Francisco Perrez, complètement décapité dans les rails. Il a laissé une compagne, Rosa, notre amie gitane, veuve avec 6 enfants. Pour connaître le jour de l’inauguration du tunnel, il faut aller sur la tombe de Franscico Perrez, au cimetière de Loyasse, mais  c’était entre 1951 et 1952 (le 20 avril 1952, voir la vidéo de l’INA). Ils ont dit à Rosa que c’était un accident afin de l’épargner, mais,  pour tous les mineurs aussi bien français qu’espagnols, ce n’en était pas un accident, Francisco Perrez avait été assassiné à cause de ses idées. Il était aussi anarchiste, et le fils aîné de Rosa, Antonio Flores avait été dans la Résistance avec mon grand-père.

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Sur la deuxième photo, mon grand-père Bartolome Flores Cano, en 1948.

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La troisième photo, c’est ma mère Melchora Flores, à l’époque où mon grand-père était trésorier de la CNT, à la Baraque de Villeurbanne. Il faisait venir un poète gitan, Monsieur Flores de la Croix-Rousse, afin de lire aux jeunes des Jeunesses libertaires des poèmes de Federico Garcia Lorca. A cette époque, entre 1952 et 1959, les Jeunesses libertaires tenaient ses réunions tous les jeudis à la Baraque.

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La quatrième photo a été prise lors d’une sortie de la Gira. L’homme allongé torse nu est le grand ami de mon grand-père, un italien nommé Rolando Sternini qui, entre 1935 et 1936, avait abandonné l’Italie pour combattre du côté des républicains espagnols (voir aussi les Gimenologues). Il est décédé aux alentours de 1970, au fort Saint Irénée,  à Saint-Just. Accroupi, au fond, mon grand-père Bartolome Flores Cano.

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Et, sur la dernière photo, on voit ma mère à l’époque où elle écrivait dans le journal d’Abel Paz, à Clermon-Ferrand, sous le pseudonyme de Chorita.
Los de la Sierra publie une  fiche sur l’ami de mon grand-père, Pedro Flores Martinez,  el malagueño. Ils se connaissaient depuis 1932 à Manresa (province de Barcelone). Lui et mon grand-père organisaient des réunions secrètes à Oullins, entre autre afin de faire passer des Espagnols en Fance. On trouvera aussi une fiche sur mon grand-père dans le Dictionnaire international des militants anarchistes.

Voila pour infos et encore bravo pour tout ce que vous faites.
Fraternellement
Corinne Garcia Flores

Pour finir, Corinne a ajouté deux autres photos de sa famille.

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A droite, Bartolome Flores. A gauche, Chorita Flores et, derrière elle, Juano Alonso, épouse Flores.

juana-alonso-epouse-flores-a-la-cour-des-miracles-avec-un-enfant-de-mineur-dans-les-brasJuano Alonso, épouse Flores, à la cour des miracles avec un enfant de mineur dans les bras.

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«Les tueurs de la rue Duguesclin appartiennent à un redoutable gang d’anarchistes espagnols»

«Les tueurs de la rue Duguesclin appartiennent à un redoutable gang d’anarchistes espagnols», tirait ce journal après l’attaque du fourgon postal devant le bureau de poste de la rue Duguesclin, le 18 janvier 1951. Juan Sanchez et les frères Baïla Mata étaient de la partie.
Sur le site http://ruesdelyon.wysiup.net/PageRubrique.php?ID=1005416&rubID=1005550, il est indiqué :

Le 18 janvier 1951, Juan Sanchez et les frères Baïla Mata ont attaqué un fourgon devant le bureau de poste en faisant trois morts. Lors de leurs arrestations, l’un des frères se suicida, Sanchez fut condamné à mort. Dans leurs logis, pas de trace de butin, c’était des taudis sans même un lit, tout l’argent partait vers les organisations anarchistes CNT et FAI visant à renverser le dictateur espagnol Franco.

Juan Sanchez a vécu ensuite en Suède. Dans les années soixante-dix quatre-vingt, il était abonné de la revue libertaire lyonnaise IRL.

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Assemblée générale de la revue IRL, le 24 septembre 1978 (3)

Cette fois-ci, nous avons retrouvé la pellicule toute entière. Les photos précédentes (1 et 2) avaient eu un tirage papier pour être insérées dans la revue IRL. Trois périodes dans ces photos : le repas convivial,  jardin des plantes, qui se trouvait à 50 mètres à peine du local de la rue Pierre Blanc, la séance photo scénarisant la foule venant acheter son IRL, et, pour finir, la réunion à l’intérieur même du local. Les photos sont très sombres mais on peut reconnaître pratiquement toutes les personnes qui ont participé à cette AG.

(photos de Joël Fieux)

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Les anarchistes espagnols

Ceux qui, comme nous, on milité dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ont obligatoirement côtoyé les « vieux Espagnols » qui avaient, d’une manière ou d’une autre, participé à la révolution et à la guerre civile en Espagne, entre 1936 et 1939. Violeta, la fille de l’un d’entre eux, nous a fait parvenir ces quelques clichés. On y retrouvera Juan de la Flor Burgos (le père de Violeta), Manuel Calle et Juan López Carvajal, ainsi que tous ceux du groupe artistique espagnol, Tierra y Libertad.

Bien entendu, n’hésitez pas à nous faire passer des photographies ou tout autre témoignage.

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28 septembre 1979 – Meeting de soutien à Pier Paolo Goegan

Pier Paolo Goegan, un anarchiste italien habitant en France, collaborait régulièrement à la revue IRL. Un meeting de l’Eurodroite devait se dérouler à Lyon, début février 1979. Dans un des articles de cette revue, « Au-delà du meeting de l’euro-droite: de l’anti-fascisme à l’anti-institutionnalisme », il proposait de s’attaquer à certains symboles, dont les sociétés d’intérim. Durant la contre-manifestation qui se déroula le 6 février, des sociétés d’intérim furent caillassées : l’« affaire » Goegan allait commencer.

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