Archive pour mai 2009

7 octobre 1980 - Manif suite à l’attentat de la rue Copernic

Suite à l’attentat de la rue Copernic, à Paris, des manifestations ont lieu dans toute la France. A Lyon, le Collectif libertaire avait défilé derrière une banderole « Contre tous les fascismes, l’action directe », ce qui ne manqua pas d’attirer nos amis de la police qui pensa avoir à faire au groupe lyonnais d’Action directe manifestant contre tous les fascismes. En fin de manifestation, Alain Thévenet, directeur de la publication de la revue IRL,  fut arrêté par la police avec deux autres personnes.
On reproche au Collectif libertaire la distribution d’un tract « les nazis… et les autres ». Dans ce tract, on pouvait lire, entre autres :  “

Le nazisme ce n’est pas seulement la bande de poseurs de bombes qui frappe rue Copernic et ailleurs, ni ceux qui se réclament ouvertement de son idéologie. C’est aussi tout un réseau d’organisation, de structure, de lieux de réunion, de moyens mis à leur disposition…

Et de citer l’UNI, le PFN, le cercle Charles Péguy, ainsi que les noms de Francisque Collomb (maire de Lyon), de Jacques Goudet (président de la tristement célèbre université Lyon III, repère de fascistes notoires) et d’autres encore.

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Premier mai 1977

Un cortège anarchiste derrière la banderole noire et rouge « Pour l’abolition du salariat » et aussi un important cortège féministe.

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15 et 16 mai 1976 - fête de Politique Hebdo

Politique Hebdo avait organisé une fête au Centre Pierre Valdo, dans un parc. Les anarchistes lyonnais (et grenoblois) y tinrent une table de presse. Il ne reste malheureusement pas de photos de la présence libertaire à cette fête… si ce n’est un A cerclé et un « anarchie » bombé sur le décor de fond de scène du spectacle des Mirabelles : « Les guerilleroses ».

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(photo C. L.)

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Assemblée générale de la revue IRL, le 24 septembre 1978 (2)

Une autre photographie de l’assemblée générale d’IRL du 24 septembre 1978. Cette fois, nous sommes à l’intérieur du local de la rue Pierre Blanc. De gauche à droite : Joël Fieux (?), Gemma, Jean-Marc et Eric.

Joël Fieux (?), Gemma, Jean-Marc et Eric

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Joël Fieux

Joël Fieux avait vécu et milité quelques années à Lyon, avant de s’embarquer pour le Nicaragua, en 1980 et se mettre au service de la révolution sandiniste, en utilisant pour la communauté ses connaissances dans l’imprimerie et dans la radio.

Entre 1980 et 1986, il envoya régulièrement de longues lettres à ses amis, en France, et  à la revue IRL qui les publia.

Le 28 juillet 1986, il sera tué dans une embuscade avec la contra.

1983-Joël Fieux

(Vous pouvez retrouver Joël dans le livre publié par l’Atelier de création libertaire : Joël Fieux : Paroles et écrits)

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Avril 1984 - Inauguration (mouvementée) de la statue en hommage à la révolte des Canuts

Le samedi 21 avril 1984, à 11 heures du matin, la mairie du 4e arrondissement de Lyon organisait l’inauguration d’un monument en hommage à la révolte des canuts, 150 ans plus tôt.

Les libertaires lyonnais étaient bien entendu présents, ne voulant pas laisser la municipalité de droite, les arrières-petits-enfants de ceux qui écrasèrent dans le sang la révolte des canuts, inaugurer tout tranquillement cette statue. Mais les libertaires de 1984, les arrières-petits-enfants des canuts, n’utilisèrent que des jets de farine contre les premiers.

1984-04-21-inauguration-du-monument-des-canuts

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Etre punk en 1982 - Haine Brigade

Début 1982, dans son numéro 44 daté de mars-avril, la revue IRL publiait l’interview d’un groupe de tout jeunes anarcho-punks de la banlieue lyonnaise : « Haine Brigade ».

(Photos Yves Guélaud)

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Deuxièmes journées libertaires à Lyon - 18 et 19 mai 1985

Les chiffres brutes sont quelquefois ce que retiennent les historiens. Alors allons-y :

  • 800 entrées payantes (combien de non payantes ? les sources ne le disent pas)
  • les entrées on rapporté 25 970 francs (22 880 en liquide et 4 090 en chèque)
  • la buvette 16 098 francs
  • au total 43 068 francs (plus de 6 500 euros)
  • un bon article dans le Progrès
  • quelques minutes d’antenne sur FR3 Lyon, en deuxième position (là aussi l’histoire ne dit pas quel reportage plus important ouvrait l’antenne ce jour)

En dehors de ces données brutes, vous n’imaginez pas la dose d’optimisme que tout cela a pu donner aux gens présents lors de ces rencontres. D’ailleurs, nous n’avons plus jamais osé reproduire ce genre d’évènements à Lyon.

(Photos Mimmo Pucciarelli)

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Hasta siempre mi hermano ! José Germinal Sanchez (Baza, Andalousie 1936 - Lyon 2000)

Germinal Sanchez nous a quitté, en juillet 2000, vaincu par un cancer. Fils de la révolution espagnole, comme il aimait le dire, Germinal était né en 1936. Il a suivi son père en adhérant à la CNT et il était un des animateurs de la CNT espagnole, à Lyon. Il a accompagné le mouvement libertaire lyonnais pendant tout ce temps et a fait le lien avec les « vieux » de la CNT espagnole.Germinal n’était pas un théoricien, non, simplement un militant qui avait la CNT dans ces tripes. Germinal nous manquera. Hasta siempre mi hermano !

1997-03-Germinal-et-Suzanna

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Devant la librairie la Gryffe

La Gryffe est née en 1978… et elle est toujours vivante aujourd’hui. En 1985, quelques anarchistes posaient pour la photographie. De la droite vers la gauche : Daniel, Antoine Marsella, David, Alain, Zizette Marsella et Jean-Marc.

1985-devant-la-gryffe

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D'aucuns disent que l'anarchie est née à Lyon... nous n'irons pas jusque-là, mais les historiens savent que la ville de Lyon a joué un rôle important au sein des mouvements libertaires en France. Nous voudrions, par le biais de ce blog, proposer des images (de documents, de personnes, de manifestation, etc.) afin d'illustrer cette histoire, mais aussi créer des liens entre les militant-e-s, chercheurs et toutes personnes voulant connaître de près un courant politique qui ne semble pas avoir dit son dernier mot.
Nos premiers pas dans cette mise en image d'une mémoire libertaire, ne va pas se faire en ordre chronologique, mais au gré des documents que nous recueillerons, et sachant que depuis plus de trente ans nous sommes actifs au sein du mouvement, ici à Lyon, et avons pris du plaisir à utiliser des appareils photographiques pour garder des traces...