{"id":447,"date":"2014-03-06T21:23:07","date_gmt":"2014-03-06T19:23:07","guid":{"rendered":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs\/anarchistes-italiens\/?p=447"},"modified":"2014-03-08T11:42:18","modified_gmt":"2014-03-08T09:42:18","slug":"elisa-a-lombre-des-camarades-anarchistes-italiens-en-exil","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/2014\/03\/06\/elisa-a-lombre-des-camarades-anarchistes-italiens-en-exil\/","title":{"rendered":"Elisa. \u00c0 l&rsquo;ombre des anarchistes italiens en exil"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-462\" src=\"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/\/elisa-copertina-150x150.jpg\" alt=\"Le Roman d'Elisa couverture\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Un livre m&rsquo;est arriv\u00e9 il y a quelque temps, <em>Le Roman d&rsquo;Elisa<\/em>, que m&rsquo;envoyaient ses auteures, deux cousines d\u00e9sireuses de rendre hommage \u00e0 leur grand-m\u00e8re, qui avait \u00e9t\u00e9 la compagne d&rsquo;anarchistes italiens en exil et qui avait elle-m\u00eame connu l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;\u00e9migration. Par ces quelques lignes, je rends \u00e0 mon tour hommage \u00e0 Elisa, que je ne connais qu&rsquo;\u00e0 travers le r\u00e9cit de sa vie patiemment reconstruit par ses petites-filles, Laurence et Nathalie, gr\u00e2ce \u00e0 des photographies, des documents familiaux et personnels, des entretiens avec des proches de deux c\u00f4t\u00e9 des Alpes, des documents d&rsquo;archives, des livres d&rsquo;histoire, etc. \u00c0 travers Elisa, l&rsquo;hommage est aussi rendu aux femmes qui n&rsquo;entreront jamais dans aucun dictionnaire biographique parce qu&rsquo;au regard de l&rsquo;Histoire, elles n&rsquo;ont pas eu un r\u00f4le de premier plan, mais ont seulement \u00e9t\u00e9 compagne de&#8230;, m\u00e8re des enfants de&#8230;, cuisini\u00e8res, infirmi\u00e8res, amantes et ma\u00eetresses de&#8230;, parfois aussi victimes de violences et de machisme. Autrement dit, rien qui ne m\u00e9rite de passer \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p><!--more-->Elisa, qui n&rsquo;\u00e9tait (sans doute) pas anarchiste, a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fois \u00ab\u00a0ind\u00e9pendante mais prisonni\u00e8re\u00a0\u00bb de son histoire d&rsquo;amour avec Luigi Ballarin, qu&rsquo;elle a connu \u00e0 Lyon en 1925. Apr\u00e8s la mort de celui-ci, elle devient la compagne d&rsquo;Angiolo Bruschi, ami de Ballarin depuis la guerre d&rsquo;Espagne o\u00f9 ils ont combattu ensemble, avant de se retrouver \u00e0 Paris au lendemain de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. Il n&rsquo;y a pas de trace d&rsquo;Elisa (n\u00e9e Elisabetta Maniago \u00e0 Arzene, au Frioul, en 1906) dans le <em>Dizionario biografico degli anarchici italiani<\/em> qui en revanche, et \u00e0 juste titre, cite Ballarin et Bruschi. Malgr\u00e9 les recherches obstin\u00e9es de Laurence et Nathalie, le Roman d&rsquo;Elisa pr\u00e9sente quelques vides, contient des souvenirs embellis et des exp\u00e9riences douloureuses \u00e9voqu\u00e9es avec la juste distance, mais il vient aussi combler quelques-uns des vides qui \u00e9taient rest\u00e9s dans l&rsquo;Histoire des anarchistes italiens en exil, \u00e0 propos de la mort de Ballarin, dont les auteurs du <em>Dizionario<\/em> ignoraient les dates et le lieu du d\u00e9c\u00e8s, et de la vie de Bruschi, qui ne meurt pas \u00e0 en 1942 Bir Hakeim, o\u00f9 il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs jamais all\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;histoire d&rsquo;Elisa et de sa famille est une succession d&rsquo;exp\u00e9riences migratoires et de tourments li\u00e9s aux guerres. Le r\u00e9cit familial veut que le grand-p\u00e8re paternel ait d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9migrer en Am\u00e9rique mais qu&rsquo;il ne soit pas all\u00e9 plus loin que G\u00eanes. De retour au village, cette aventure avort\u00e9e lui vaut le surnom de Nulla, peut-\u00eatre \u00e0 cause du <em>Nulla osta<\/em>, le document administratif qu&rsquo;il n&rsquo;avait vraisemblablement pas pu obtenir, ou bien, plus po\u00e9tiquement, du mot frioulan pour \u00ab\u00a0nuage\u00a0\u00bb\u00a0: le grand-p\u00e8re, alors \u00e2g\u00e9 d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, aurait vu un mauvais pr\u00e9sage dans les nuages qui encombraient le ciel de G\u00eanes et aurait d\u00e9cid\u00e9 de renoncer au d\u00e9part. Les parents d&rsquo;Elisa connaissent aussi l&rsquo;exp\u00e9rience migratoire\u00a0: d&rsquo;apr\u00e8s la date et le lieu de naissance de leurs enfants (leur deuxi\u00e8me fille, n\u00e9e en Allemagne, s&rsquo;appelle Italia) on peut d\u00e9duire qu&rsquo;ils passent environ une ann\u00e9e en Rh\u00e9nanie (\u00e0 Hennef) avant de rentrer dans leur village. C&rsquo;est ensuite le tour d&rsquo;Elisa dont le chemin croise celui d&rsquo;un agent recruteur d&rsquo;une usine textile de Saint-Priest (pr\u00e8s de Lyon) \u00e0 la recherche de main d&rsquo;\u0153uvre italienne. Elisa quitte l&rsquo;Italie avec sa m\u00e8re en 1923\u00a0; elles sont ensuite rejointes par le reste de la famille. Selon le r\u00e9cit qu&rsquo;ont recueilli ses petites-filles, le parcours migratoire d&rsquo;Elisa ne laisse pas de place \u00e0 la nostalgie. La nouvelle existence qui se dessine s&rsquo;annonce sous le signe de la \u00ab\u00a0modernit\u00e9\u00a0\u00bb et de l&rsquo;\u00ab\u00a0ind\u00e9pendance\u00a0\u00bb. Elisa n&rsquo;a pas vraiment de raison de regretter les d\u00e9buts de sa jeunesse en Italie\u00a0: au cours d&rsquo;op\u00e9rations militaires des arm\u00e9es en guerre, elle se retrouve, par un concours de circonstances, s\u00e9par\u00e9e de sa famille et passe de longs mois dans un orphelinat, elle retrouve son village d\u00e9vast\u00e9 apr\u00e8s la guerre et apprend que son p\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 faute de soins ad\u00e9quats\u00a0; on l&rsquo;envoie comme domestique \u00e0 Venise, Udine et Trieste. Les souvenirs plus heureux des bals et des f\u00eates dans les villages voisins compensent difficilement cette tristesse et cette d\u00e9solation. Luigi Ballarin, futur compagnon d&rsquo;Elisa, a lui aussi un parcours d&rsquo;\u00e9migrant\u00a0: il na\u00eet \u00e0 Matias Barbosa, dans l&rsquo;\u00c9tat de Minas Gerais, en 1899. Ses parents, originaires d&rsquo;Adria (dans la province de Rovigo en V\u00e9n\u00e9tie), \u00e9taient au Br\u00e9sil depuis 1895. Ils avaient rejoint des parents d\u00e9j\u00e0 \u00e9migr\u00e9s, pour travailler dans une <em>fazenda<\/em>, d&rsquo;abord \u00e0 Rio Claro, dans l&rsquo;\u00c9tat de Sa\u00f5 Paulo, puis dans le Minas Gerais. Ils reviennent en Italie lorsque le p\u00e8re tombe malade, quelque temps apr\u00e8s la naissance de Luigi, qui grandit ainsi en V\u00e9n\u00e9tie. Devenu orphelin de p\u00e8re, son enfance est un peu chaotique et il conna\u00eet l&rsquo;exp\u00e9rience des maisons de redressement, o\u00f9 il est mis en contact avec des livres et o\u00f9 il apprend le m\u00e9tier de m\u00e9canicien. Il devient un ardent antifasciste, est emprisonn\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1923 pour avoir chant\u00e9 des hymnes subversifs et prend ensuite le chemin de l&rsquo;exil. En 1925, il est \u00e0 Saint-Priest o\u00f9 il travaille \u00e0 l&rsquo;usine Berliet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-463\" src=\"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/\/elisa-e-luigi-150x150.jpg\" alt=\"Elisa-et-Luigi\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Quand elle rencontre Ballarin, au bal puis chez sa m\u00e8re qui re\u00e7oit \u00e0 d\u00e9jeuner des pensionnaires, Elisa est devenue une ouvri\u00e8re. Son travail est p\u00e9nible mais il y a dans sa vie un peu de place pour l&rsquo;espoir\u00a0: ses petites-filles rapportent que le r\u00eave d&rsquo;Elisa est de vivre une jeunesse tr\u00e9pidante et de rester libre et ind\u00e9pendante. Le r\u00eave prend une autre tournure lorsque son existence et celle de Ballarin s&rsquo;entrecroisent d\u00e9finitivement. Au d\u00e9but, l&rsquo;aventure a des accents de parodie de vaudeville et de conte de f\u00e9es\u00a0: d&rsquo;apr\u00e8s le r\u00e9cit rapport\u00e9 par les petites-filles, Elisa d\u00e9couvre que l&rsquo;homme qui est amoureux d&rsquo;elle est d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9 en Italie, avec une femme qui, en l&rsquo;\u00e9pousant, lui a \u00e9pargn\u00e9 la prison, dit-il. Pour mieux convaincre Elisa, il feint le suicide (en sautant tout de m\u00eame du premier \u00e9tage), mais elle s&rsquo;enfuit, il la kidnappe, ils deviennent amants puis officiellement mari et femme \u00e0 la mort de l&rsquo;\u00e9pouse italienne, en 1929. Entre temps, deux enfants sont n\u00e9s et deviendront fran\u00e7ais. Le d\u00e9tail de la nationalit\u00e9 des enfants est important car, au gr\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements et du pays de naissance, les sept enfants du couple seront de nationalit\u00e9 diff\u00e9rente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La suite de l&rsquo;histoire est li\u00e9e aux activit\u00e9s politiques de Luigi et \u00e0 la t\u00e9nacit\u00e9 des d\u00e9mocraties europ\u00e9ennes \u00e0 rendre la vie impossible aux antifascistes les plus ardents. On retrouve, dans le parcours de Luigi, les noms, les lieux et les \u00e9v\u00e9nements communs \u00e0 de nombreux anarchistes italiens alors en exil, y compris les plus connus comme Camillo Berneri et Gigi Damiani\u00a0: les manifestations en faveur de Sacco et Vanzetti de 1927, les expulsions de 1928, l&rsquo;exil \u00e0 Bruxelles, le passage par le Luxembourg et le caf\u00e9 Solazzi d&rsquo;Esch sur Alzette, lieu de rendez-vous et de solidarit\u00e9, une nouvelle expulsion, du Luxembourg cette fois, les s\u00e9jours en France dans la clandestinit\u00e9 et les arrestations et s\u00e9jours en prison qui s&rsquo;ensuivent. Tous ces \u00e9v\u00e9nements se succ\u00e8dent en l&rsquo;espace de quelques ann\u00e9es. On en trouve le r\u00e9sum\u00e9 ici\u00a0: <a href=\"http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article7598\">http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article7598<\/a>, \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir de l&rsquo;ouvrage de Laurence et Nathalie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Si, au lieu de suivre les pas de Luigi, on se met dans ceux d&rsquo;Elisa, au lieu de se trouver face \u00e0 une succession d&rsquo;arrestations, d&rsquo;expulsions, de manifestations politiques&#8230;, on est en proie \u00e0 toute une s\u00e9rie d&rsquo;interrogations. Comment Elisa a-t-elle v\u00e9cu le concubinage et la naissance de deux enfants en dehors du mariage, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il en fallait bien moins pour \u00eatre mis au ban de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0? Comment Elisa a-t-elle assur\u00e9 son existence et celle de ses enfants en bas \u00e2ge, n\u00e9s, notamment les trois premiers, \u00e0 peu d&rsquo;\u00e9cart l&rsquo;un de l&rsquo;autre\u00a0? Comment a-t-elle r\u00e9sist\u00e9 aux nombreuses grossesses et avortements clandestins, aux attaques de septic\u00e9mie, avant l&rsquo;utilisation des antibiotiques\u00a0? L&rsquo;amour suffit-il \u00e0 expliquer qu&rsquo;Elisa ait support\u00e9 la jalousie, la violence peut-\u00eatre, les changements de caract\u00e8re, en particulier lorsque Luigi revient d&rsquo;Espagne, en mai 1937, passablement \u00e9prouv\u00e9, semble-t-il, par ce qu&rsquo;il a v\u00e9cu l\u00e0-bas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La d\u00e9cision de Luigi de rentrer en Italie pendant la seconde guerre mondiale suscite elle aussi des perplexit\u00e9s. Il semblerait que Luigi en ait eu assez d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9 de \u00ab\u00a0fasciste\u00a0\u00bb sur son lieu de travail, parce qu&rsquo;il \u00e9tait de nationalit\u00e9<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-466\" src=\"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/\/elisa-e-i-figli-italiani2-300x200.jpg\" alt=\"Elisa-et-ses-enfants-italiens\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/elisa-e-i-figli-italiani2-300x200.jpg 300w, http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/elisa-e-i-figli-italiani2-1024x684.jpg 1024w, http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-content\/uploads\/elisa-e-i-figli-italiani2.jpg 1186w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/> italienne.\u00a0En mai 1943, il reconduit en Italie sa femme, d&rsquo;ailleurs oppos\u00e9e \u00e0 ce retour, et ses sept enfants, trois de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise et quatre de nationalit\u00e9 italienne, dont aucun ne parle italien puisque Luigi exigeait d&rsquo;eux qu&rsquo;ils ne parlent que le fran\u00e7ais \u00e0 la maison. Sa femme et ses enfants vivent ainsi la terrible exp\u00e9rience de l&rsquo;Italie du nord pendant les derni\u00e8res ann\u00e9es de la guerre et les premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, jusqu&rsquo;en 1946 pour les enfants fran\u00e7ais et jusqu&rsquo;en 1947 pour Elisa et les enfants italiens. Ils sont \u00e0 nouveau s\u00e9par\u00e9s de leur mari et p\u00e8re car Luigi est arr\u00eat\u00e9 d\u00e8s qu&rsquo;il franchit la fronti\u00e8re, envoy\u00e9 en prison, condamn\u00e9 \u00e0 la rel\u00e9gation. Profitant d&rsquo;un bombardement alli\u00e9, Luigi s&rsquo;\u00e9chappe de la prison d&rsquo;Anc\u00f4ne en d\u00e9cembre 1943. Il devient r\u00e9sistant, d&rsquo;abord en V\u00e9n\u00e9tie puis au Pi\u00e9mont, est arr\u00eat\u00e9 et envoy\u00e9 au camp de Dachau, d&rsquo;o\u00f9 il revient en avril 1945, amaigri de quarante kilos. C&rsquo;est une \u00e9preuve de plus pour Luigi qui meurt, moins de trois ans plus tard, \u00e0 Paris, en f\u00e9vrier 1948.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le r\u00e9cit ne dit rien des convictions politiques d&rsquo;Elisa, mais il n&rsquo;est pas difficile d&rsquo;imaginer que ses conditions de vie ne lui ont gu\u00e8re laiss\u00e9 le temps de s&rsquo;investir dans des activit\u00e9s militantes. On ne sait pas non plus ce qu&rsquo;elle pensait des convictions politiques de son mari. Le portrait qu&rsquo;on se fait d&rsquo;elle est celui d&rsquo;une femme pleine de toute sorte d&rsquo;\u00e9nergies, de ressources, de capacit\u00e9 de r\u00e9sistance, y compris\u00a0 physique, qui attire la sympathie et qui, \u00e0 l&rsquo;occasion du mariage d&rsquo;une de ces petites-filles, chante \u00ab\u00a0Addio Lugano bella\u00a0\u00bb, l&rsquo;hymne des anarchistes italiens en exil.<\/p>\n<ul class=\"unIndentedList\">\n<li> Nathalie Masseb\u0153uf &amp; Laurence Ballarin, <em>Le roman d&rsquo;Elisa<\/em>, \u00e0 compte d&rsquo;auteur, 2011.<\/li>\n<li> Entr\u00e9e Luigi Ballarin, <em>Dictionnaire international des militants anarchistes<\/em>, <a href=\"http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article7598\">http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article7598<\/a> consult\u00e9 le 4 mars 2014.<\/li>\n<li> Entr\u00e9e Angiolo Bruschi, <em>Dictionnaire international des militants anarchistes<\/em>, <a href=\"http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article547\">http:\/\/militants-anarchistes.info\/spip.php?article547<\/a> consult\u00e9 le 4 mars 2014.<\/li>\n<li> Entr\u00e9es Luigi Ballarin et Angiolo Bruschi, <em>Dizionario biografico degli anarchici italiani<\/em>, Pise, BFS, 2003-2005.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une version en italien de ce texte est disponible sur le site <a href=\"http:\/\/www.margutte.com\/?p=4832\">margutte.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un livre m&rsquo;est arriv\u00e9 il y a quelque temps, Le Roman d&rsquo;Elisa, que m&rsquo;envoyaient ses auteures, deux cousines d\u00e9sireuses de rendre hommage \u00e0 leur grand-m\u00e8re, qui avait \u00e9t\u00e9 la compagne d&rsquo;anarchistes italiens en exil et qui avait elle-m\u00eame connu l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;\u00e9migration. Par ces quelques lignes, je rends \u00e0 mon tour hommage \u00e0 Elisa, que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[344,341,274,342,272,340,248,250,339,273],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/447"}],"collection":[{"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=447"}],"version-history":[{"count":12,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/447\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":452,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/447\/revisions\/452"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=447"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=447"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/atelierdecreationlibertaire.com\/blogs1\/anarchistes-italiens\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=447"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}