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e-lettre #146 - 19 novembre 2016


Pensez à réserver votre soirée du 2 décembre !

Nous reviendrons plus en détail lors d'une prochaine lettre, mais le vendredi 2 décembre, salle des Ovalistes (Lyon 1er arrondisssement) aura lieu la soirée de présentation du livre de Claire Auzias et Annik Houel sur la grève des ovalistes.

Débats, chorale, musique, bal et restauration, à partir de 19 heures.


La révolution entre hasard et nécessité

Octavio Alberola - 122 pages prix de vente : 12 euros - 978-2-35104-094-2

« Il n’y a pas d’autre alternative aujourd’hui que celle de se révolter ou d’être complice de ce que le monde peut advenir aux mains des obsédés par les richesses, le pouvoir et le développement technologique. »

La lecture du texte d’Octavio Alberola met en évidence une continuité dans sa vie, dans ses actions, comme dans ses présupposés fondamentaux. Une continuité qui s’est manifestée tout au long de ses soixante-dix ans d’activité militante.

Ce livre s’inscrit dans l’effort de rénovation de l’anarchisme et dans l’émergence, un peu partout dans le monde, de nouvelles sensibilités subversives. Nous nous en réjouissons.

Avant-propos de Tomás Ibáñez

On peut le commander ici : http://www.atelierdecreationlibertaire.com/La-revolution-entre-hasard-et.html


Les parutions précédentes


La grève des ovalistes (Lyon, juin-juillet 1869)

Claire Auzias & Annik Houel - 184 pages prix de vente : 14 euros - 978-2-35104-093-5

Cette grève des ovalistes, réputée première grande grève de femmes ouvrières en France, est exemplaire des enjeux qui traversent l’histoire des femmes et l’histoire de la classe ouvrière, deux histoires rarement menées sur la même ligne de front, et dont la confiscation de la parole des femmes est le symbole.

Juin 1869 : 1 800 femmes sortent de leurs ateliers lyonnais et se mettent spontanément en grève. Elles sortent aussi leurs malles puisque leur lieu de travail est aussi leur lieu de vie, et si c’est cette spectaculaire occupation de la rue qui est mise en avant par la presse, ce n’est pourtant pas ce que les militants ouvriers qui vont s’intéresser (enfin) à elles vont retenir.

Après plusieurs semaines de grève, possible grâce à la caisse de solidarité de l’AIT (Association internationale des travailleurs) leur adhésion, demandée en retour à cette AIT va être l’enjeu des rivalités toutes masculines en son sein entre courants marxiste et anarchiste. C’est le courant anarchiste bien implanté à Lyon autour de la figure de Bakounine qui va l’emporter : il va être le représentant au crucial Congrès de Bâle, en septembre 1869, des 8 000 ouvrières qui ont adhéré.

Préface de Michelle Perrot.

On peut le commander ici : http://www.atelierdecreationlibertaire.com/La-greve-des-ovalistes-Lyon-juin.html


L’anarchosyndicalisme à Lyon (1880-1914)

Michèle Marigot - 144 pages prix de vente : 12 euros - 978-2-35104-092-8

En 1880, le mouvement ouvrier lyonnais présente une physionomie particulière dans l’ensemble du mouvement ouvrier français. La révolte des canuts en 1831 l’a porté à l’avant-garde du prolétariat et, de ce fait, l’a marqué d’une originalité profonde. Or, à partir de 1880, et jusqu’en 1914, la lutte ouvrière française s’intensifie et surtout s’organise et s’unifie. Le prolétariat lyonnais, dans ses conditions nouvelles, conserve-t-il son originalité, maintient-il ses traditions révolutionnaires?

Un élément nouveau se manifeste alors : Lyon et la région du Sud-Est se présentent comme l’un des foyers importants sinon le foyer de l’anarchisme français. Jusqu’alors le mouvement ouvrier lyonnais n’avait jamais revêtu d’aspects spécifiquement anarchistes. Certes, il avait été marqué par le passage de Bakounine et sa participation à la tentative insurrectionnelle de septembre 1870. Tout au plus, pouvait-on dire qu’il manifestait des tendances favorables au développement d’un courant anarchiste, mais il devait son originalité essentiellement et uniquement à son action autonome.

Ainsi, en 1880, s’implante un mouvement qui lui est étranger, qui ne fait pas partie intégrante de ses traditions et de son passé. Ce mouvement susceptible de lui apporter une orientation nouvelle, sinon de le transformer, avait donc quelque chance de s’intégrer dans le contexte lyonnais. Et ce d’autant plus qu’à partir de cette année-là, les anarchistes se manifestent avec virulence, et que certains, entrant dans les syndicats, contribuent largement, par leur action et leur propagande, à l’unification et à l’orientation de la lutte ouvrière française.

Ce mouvement anarchiste nouveau, étranger, original, s’il s’intégrait dans le mouvement ouvrier lyonnais et donc le teintait d’une couleur nouvelle, ne contribuait-il pas à l’insérer et à l’intégrer dans le cadre de la lutte nationale ?

Préface de Daniel Colson.

On peut le commander ici : http://www.atelierdecreationlibertaire.com/La-greve-des-ovalistes-Lyon-juin.html


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