Articles taggés avec ‘peine de mort’
samedi 30 septembre 2023 par JMD
Les décrets du 5 octobre 1889, ont institué le Tribunal Maritime Spécial[1], chargé de juger les condamnés aux travaux forcés, qui se rendent coupables de crimes ou de délits. D’après une de leurs dispositions : tout condamné qui se rend coupable de délits ou de crimes prévus et punis par les lois pénales ordinaires, sera passible des pénalités suivantes :
1°, en ce qui concerne les délits, de six mois à cinq ans d’emprisonnement ;
2°, en ce qui concerne les crimes qui n’encourent pas la peine capitale, de six mois à cinq ans de réclusion cellulaire ;
3°, la peine de mort sera applicable ainsi que le prévoit le Code pénal.
En outre, sont punissables de six mois à deux ans de réclusion cellulaire les condamnés à temps qui se rendent coupables d’évasion, les condamnés à la peine perpétuelle étant passibles de deux ans à cinq ans de réclusion cellulaire.
D’autre part, les condamnés qui se rendent coupables du délit antérieur de refus de travail, sont punis de six mois à deux ans d’emprisonnement ou de réclusion cellulaire, selon qu’ils subissent une peine temporaire ou une peine perpétuelle. Les voies de fait envers les agents et les fonctionnaires, ainsi qu’à l’égard des officiers des services publics, sont punis de la peine de mort ou, en cas de circonstances atténuantes, de deux ans à cinq ans de réclusion cellulaire.
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Tags: Baqué, bourreau, Cassabois, décret 1889, Guillotine, Hespel, Louis Ladurelle, Lucien Pirou, peine de mort, réclusion, Saint Laurent du Maroni, TMS
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samedi 30 juillet 2022 par JMD
Les Allobroges
7ème année, n° 1293,
vendredi 20 février 1948, p. 2.
Mes tombeaux
souvenirs du bagne
par Paul Roussenq, L’Inco d’Albert Londres
XIX
La visite incognito (?) du Procureur général bouleversait les habitudes du bagne
« C’est bien vous le « nègre » ? demanda le Président – « Oui, Monsieur le Maréchal » – « Eh bien ! mon garçon, je vous félicite de l’être doublement. Ça vous revenait de droit. Continuez ! »
L’élève Liontel continua. Pour le moment, il était Procureur Général. Dès qu’il reçut la lettre de Charvein, il ne fit qu’un bond pour réquisitionner un vapeur à destination de Saint-Laurent. Comme un de ces vapeurs devait partir dans la soirée, il décida de le prendre sans retard, en emmenant son secrétaire particulier.
Il arrivait le lendemain à Saint-Laurent-du-Maroni. Le Directeur l’attendait. Lire le reste de cet article »
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Tags: 37664, Albert Londres, AP, canard, Charvein, évasion, Goguet, Incos, Liontel, peine de mort, réclusion, Roussenq, surveillant militaire, Tentiaire, TMS
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lundi 22 mars 2021 par JMD
22 mars 1905 à Amiens. Grande effervescence. La fatigue se lit sur les visages. L’angoisse aussi certainement après 15 jours d’un procès à haute tension et émaillé de nombreux rebondissements. Des cambriolages à foison ; un agent de police passé de vie à trépas. Un dossier d’instruction épais et des témoins en nombre. La ville est gardée par plusieurs milliers de militaires et de policiers. Les principaux prévenus, Alexandre Jacob en tête, ont été expulsés lors de la sixième audience. Force doit rester à la justice. Les douze jurés entrent dans la salle des délibérations à 10 heures et 30 minutes précises. Pendant dix heures et quarante minutes, le jury, dont la constitution fut des plus aléatoires, s’attelle à répondre aux 676 questions posées par le procès. Ce grand nombre justifie bien sûr la durée des délibérations et fait suggérer à Albert Libertad, dans un court article de son journal l’anarchie en date du 20 avril 1905, l’ironique mise en place « distributeurs automatiques de oui et de non » : « Les réponses ne seraient pas plus extravagantes. (…) et de plus les automatiques ne foireraient pas dans leur culotte comme certains de ces messieurs lors du procès Jacob. Ça ferait plus propre et plus régulier car, lorsqu’on confie la tête de son prochain au hasard, on ne saurait jamais trop bien faire ». Dans le style lapidaire qui lui est si singulier, le béquillard insinue un verdict largement sous influence. Lire le reste de cet article »
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Tags: Alexandre Jacob, Amiens, avocats, bagne, Bour, Ferrand, Germinal, jury, Laon, Libertad, Orléans, palais de justice, peine de mort, Pélissard, prison, Sautarel, Travailleurs de la Nuit, travaux forcés, Wehekind
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samedi 9 juillet 2016 par JMD
Depuis que vous tranchez des têtes, depuis que vous peuplez les prisons et les bagnes, avez-vous empêché la haine de se manifester ?
Déclaration Pourquoi j’ai cambriolé ?, mars 1905
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Tags: ACL, Alexandre Jacob l'honnête cambrioleur, bagne, criminalité, Guillotine, haine, justice, lutte des classes, peine de mort, prison, répression
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samedi 4 avril 2015 par JMD
Le 4 janvier 1968, André François Poncet dresse un portrait pour le moins dithyrambique de l’immortel pourtant trépassé six jours plus tôt. Maurice Garçon, Homme de lettres et ancienne vedette du barreau de Paris était né à Lille le 25 novembre 1889. Devenu avocat en 1911, il a acquis bâti sa notoriété sur une extraordinaire éloquence lors de procès retentissants, défendant entre autres Louise Landy, René Hardy, Georges Arnaud ou encore Jean Jacques Pauvert. L’homme était-il aussi attaché aux valeurs humanistes et aussi prompt à dénoncer les injustices que semble le prétendre le directeur de l’Académie Française prononçant son éloge funèbre ? Lire le reste de cet article »
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Tags: Albert Londres, Alexandre Jacob, bagne, bagne portuaire, galères, Guyane, Louis Rousseau, Maurice Garçon, Mercure de France, Nouvelle Calédonie, peine de mort, suppression, transportation
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samedi 15 novembre 2014 par JMD
Gavroche
N°99-100, mai-août 1998
Quand le Petit Parisien inventait « les apaches »…
«Dans le Paris moderne rôde un individu qu’Eugène Sue et Balzac n’ont pas connu, mais qu’ils auraient décrit avec minutie, un coquin que Vidocq a ignoré mais contre lequel il eût aimé déployer sa force et sa ruse : l’Apache. On ne sait plus aujourd’hui si l’Apache, de création récente, a produit une certaine littérature, ou si une certaine littérature a produit l’Apache… Sous ce vocable dont on l’a affublé, on a réuni l’escroc, l’escarpe, le rôdeur de barrière, le cambrioleur, le faquin à poignard clandestin, l’homme qui vit en marge de la société, prêt à toutes les sales besognes pour ne pas accomplir un labeur régulier, le misérable qui crochète une porte ou éventre un passant, parfois pour rien, pour le plaisir…». Le Matin, dans son numéro du 13 décembre 1907, dépeint en ces termes une nouvelle figure parisienne, née dans les premières années de la Belle Epoque, et qui connaît un énorme succès médiatique : l’apache. Lire le reste de cet article »
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Tags: Amélie Hélie, apache, attaque, bagarre, bagne, bande, bande des Amandiers, bande des Orteaux, Bat d'Af, Becker, Belleville, Casque d'Or, coups et blessures, criminalité, Demeulenaere-Douyère, fortif, Gavroche, Gérard Jacquemet, insécurité, Joseph Pleigneur, Julot Ménétrier, Le Journal, Le Matin, le Petit Parisien, Leca, Manda, Maria Cosson, Ménilmontant, meurtre, peine de mort, presse, procès, rue Desnoyers, Saint-Mandé, Troppmann, vol
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samedi 1 juin 2013 par JMD
A n’en point douter, la fièvre médiatique est retombée à Orléans pour le second procès de l’honnête cambrioleur. S’il ne revêt pas l’importance de la session des assises de la Somme, le fameux Jacob (Le Républicain Orléanais, 25 juillet 1905) n’en est pas moins attendu par la presse locale … et par Germinal qui, dans son numéro en date du 30 juillet au 02 août, rend compte des facéties et des apostrophes cinglantes que notre ami a dû cracher à la face de nos ennemis. La feuille militante picarde regrette toutefois le manque de moyens qui l’empêche d’assister aux débats et l’oblige à reproduire le propos estimé déformant et partisan des ses confrères bourgeois du Loiret. Car, bien évidemment le spectacle judiciaire ne manque pas d’intérêt. Lire le reste de cet article »
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Tags: Alexandre Jacob, anarchiste, asinisme, bandit, cambriolage, chien, Couillot, Drioux, Germinal, honnêtes gens, illégalisme, innocent, Loiret, mouchard, Orléans, peine de mort, procès, Républicain Orléanais, Royères, singe, tentative de meurtre, victime
Publié dans Germinal |
samedi 17 mars 2012 par JMD
Le 1er juillet 1894, le président Carnot est inhumé au Panthéon. Vingt-sept jours plus tard, l’assemblée nationale vote la troisième des lois dites scélérates, celle qui condamne tout type de propagande anarchiste. Le 03 août 1894, la cour d’assises du Rhône condamne à la peine de mort Santo Geronimo Caserio. L’assassin du président Carnot ne cherche d’ailleurs pas à se défendre. Il adopte en revanche une attitude qui tranche radicalement avec les portraits de lui dressés par. Solidement menotté, exhibé telle une bête fauve à la manière des montreurs d’ours, l’image de ce jeune homme paisible, ami à Sète d’Ernest Saurel, a nourri depuis belle lurette l’idée reçue faisant de l’anarchiste un sauvage assoiffé du sang de ses victimes. Caserio assume son geste. Il a agi seul. C’est un acte de vengeance. Non seulement il disculpe les compagnons inquiétés par les investigations policières mais il place en plus à la barre un discours qui, sans avoir la valeur littéraire et dialectique de ceux tenus par un Henry ou un Etiévant, n’en est pas moins empreint d’un attachement réel à la cause anarchiste. Il a à peine vingt ans. Il est guillotiné le 16 août 1894. Lire le reste de cet article »
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Tags: anarchie, Caserio, cour d'assises, Guillotine, peine de mort, propagande par le fait, Rhône, Sadi Carnot, Sante Geronimo Caserio
Publié dans Les déclarations anarchistes au palais d'injustice |
dimanche 10 janvier 2010 par JMD
n. f.
Instrument de supplice utilisé en France pour les exécutions capitales. Empruntons au Larousse sa brève description de la guillotine: « L’échafaud se compose essentiellement de deux montants élevés sur des madriers posés en croix sur le sol. Entre les deux montants descend une lame triangulaire, dont la chute est commandée par un simple bouton. Le corps du patient, posé sur une planche, est amené sous le couteau, de façon que le cou soit pris et maintenu entre deux planches dont la supérieure est mobile et qui, au moyen d’un évidement semi-circulaire de chacune d’elles, forment un trou (la lunette). » Lire le reste de cet article »
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Tags: abbaye de monte en l'air, bois de justice, cou, couperet, Encyclopédie anarchiste, Guillotin, Guillotine, guillotine forum, lame, Louis, Louisette, mort, peine de mort, Sylvain Larue, tête, Veuve
Publié dans Encyclopédie anarchiste |
dimanche 3 janvier 2010 par JMD
n. f. (de l’espagnol garrote)
Appareil de supplice employé en Espagne pour l’exécution des peines capitales. La garrotte fait mourir le patient par strangulation. La garrotte est composée d’une plateforme au centre de laquelle est fixé un poteau et, à ce poteau, un siège sur lequel est assis le condamné. Celui-ci a le cou pris dans un collier de fer réuni à une vis qui traverse le poteau. En serrant cette vis on ramène le collier vers le poteau et le condamné meurt étranglé. La garrotte est un supplice horrible. Lire le reste de cet article »
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Tags: Espagne, exécution, garotte, garotter, garrot, peine de mort, torture
Publié dans Encyclopédie anarchiste |